Le Rock Progressif

Disques Rares, Rééditions, Autres Sélections


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Proto-Kaw : Before Became After

  • Lynn Meredith : vocals
  • John Bolton : saxophones, flûte
  • Kerry Livgren : gt, claviers, perc.
  • Stuart Eaglesham : vocals, gt ac & él
  • Dan Wright : claciers & perc.
  • Craig Kew : basse
  • Brad Schulz : drums
Proto-Kaw : Before Became After (Inside Out), USA 2004 - Limited Edition

Proto-Kaw est la renaissance d’un groupe qui exista brièvement de 1971 à 1973 avant que son guitariste et compositeur Kerry Livgren ne décide de convoler avec Kansas au sein duquel il deviendra une célébrité. Récemment, les membres du groupe initial eurent l'idée de sortir une compilation remastérisée d’archives enregistrées en studio et en concert : Early Recordings from Kansas 1971-73, édité par le label Cuneiform sous le nom de Proto-Kaw, remporta un succès suffisant pour inciter les musiciens à se reformer trente années après leur début et à enregistrer un disque cette fois avec de nouvelles compositions écrites pour l’essentiel par Livgren. Before Became After ne ressemble pas vraiment au Kansas que l’on connaît même si des accointances existent. Ici, l’esthétique dominante se décrirait mieux comme un subtil mélange de Rock progressif symphonique anglais des 70’s (à mi-chemin entre les premiers King Crimson et Pink Floyd) et de Rock classique américain à la manière des Eagles, Joe Walsh ou Steely Dan. Le premier titre, Alt More Worlds Than Known, est le genre de composition qui vous fera immédiatement emporter l’album : un début lent et majestueux introduisant une guitare saturée et une rythmique d’une assise sidérante qui installe rapidement un climat sonore dramatique sur lequel vient se greffer le chant de Lynn Meredith. Les effets orchestraux confèrent une réelle profondeur à la musique tandis que la longue partie instrumentale centrale est fascinante avec ses entrelacs de guitare, de flûte et de synthés qui se répondent avec une belle maestria avant un break symphonique et le glissement inéluctable vers une conclusion trop concise. Theophany, qui clôture l’album dans une fanfare symphonique grandiose, rappelle un peu les grandes heures de ELP et confirme à souhait les ambitions de Proto-Kaw et sa volonté d’enrober désormais sa musique dans des arrangements somptueux. Entre ces deux titres qui comptent parmi les plus progressifs du compact, il y a encore quelques surprises : Heavenly Man à la mélodie superbe se distingue par un chassé croisé juteux d’orgue Hammond et de guitare tandis que Quantum Leapfrog est un essai isolé de jazz-rock funky un peu dans le genre de Steely Dan mais avec des solos qui décoiffent : Livgren bien sûr mais aussi Dan Wright aux claviers, Craig Kew à la basse et surtout John Bolton qui en profite pour exposer sa culture jazz qui s'étend de Coltrane à Maceo Parker. Restent encore Leaven magistralement structuré et Gloriana dont le style rappelle McDonald & Giles et qui est porté par la flûte envoûtante d'un Bolton soufflant ici quelques unes de ses plus belles notes. Le reste évolue entre rocks classiques (Occasion Of Your Honest Dreaming, Greenburg ...) et ballades moins aventureuses (Axolotl, Heavenly Man) qui font de Before Became After un album varié et plutôt facile à écouter. Le compact suivant, The Wait of Glory, est déjà annoncé pour le début 2006 mais, à l’écoute de celui-ci, il est certain que personne n’ira se plaindre de la vitalité retrouvée par ces vétérans aussi talentueux que têtus.

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Stupid DreamLightbulb SunIn AbsentiaDeadwing

Porcupine Tree : In Absentia (Atlantic/Lava), UK 2002

Si l’influence de Steven Wilson fut patente dans l’élaboration de Blackwater Park de Opeth, on peut penser que celle du groupe de Death Metal Progressif sur Porcupine Tree ne fut pas non plus négligeable. Bien sûr, dans le fonds et la forme, In Absentia est un prolongement naturel de Stupid Dream et de Lightbulb Sun avec ses mélodies pop en demi-teintes rehaussées d’un empilage savant de couches instrumentales, d’harmonisations vocales habiles, d’ambiances atmosphériques et de dérives psychédéliques ambitieuses mais, cette fois, le volume des guitares a été monté d’un cran tandis que les parties chantées plus calmes alternent avec des passages instrumentaux d’une puissance gothique inhabituelle (Blackest Eyes, Wedding Nails, The Creator Has a Mastertape, Strip the Soul). Ceci ne rend certes pas l’écoute du disque plus facile et In Absentia pourrait par son manque de cohérence décevoir ceux qui ont apprécié le côté relaxant et mélancolique, voire dépressif, des deux albums précédents (encore que des plages comme Trains, Lips of Ashes, The Sound of Muzak et le magnifique Heartattack in a Layby en sont des prolongements directs). Ce serait pourtant dommage de faire l’impasse sur cet album car, pour autant que l’on s’accroche un peu, on est vite noyé dans une musique hantée dont la complexité n’a d’égale que son imprévisibilité. Wilson n’abandonne pas non plus son exploration de l’univers sonore alternatif de Radiohead osant à l’instar du célèbre groupe d'Oxford à peu près tout et plus encore (Collapse the Light Into Earth). Heureusement, Steven Wilson manage tout çà de main de maître et ne laisse jamais son art dériver dans un espace hors de contrôle. Les mélodies sont souvent mémorables et les compositions, qui ne dépassent guère les cinq minutes, sont agencées avec une précision telle que plusieurs écoutes attentives suffisent pour en oublier la bizarrerie et en apprécier les valeurs intrinsèques. Pour ceux qui ont déjà écouté son dernier opus Deadwing, In Absentia apparaîtra comme un disque de transition vers une approche moins uniforme et davantage chargée d’adrénaline. Peu à peu, sa mixture de Rock alternatif, de psychédélisme, de Pop music, de Prog à l’ancienne et de Heavy Métal gothique prend corps en dégageant un parfum qui morphe constamment de la douceur hypnotique à la violence et qui n'a pas d'équivalent dans le monde musical actuel.

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Styx IEquinoxThe Grand IllusionPieces Of EightCornerstone

Styx : The Grand Illusion (A&M), USA 1977

Magritte : Carte BlancheThe Grand Illusion, septième album du groupe STYX, peut paraître un choix curieux dans le cadre de ces pages puisqu’il est notoire que les albums qui l’ont précédé, et les premiers en particulier, sont les plus progressifs. Ainsi Styx (1972), Styx II (1973) et, dans une moindre mesure, The Serpent Is Rising (1974) et Man Of Miracles (1975), tous parus sur le label indépendant Wooden Nickel originaire comme le groupe de Chicago, sont-ils parsemés d’influences empruntées tout droit à des groupes britanniques comme ELP ou Yes. Plus tard, le guitariste John Curulewski déclarera forfait, laissant sa place à une nouvelle gâchette nommée Tommy Shaw qui agira vraisemblablement comme catalyseur puisque les albums gravés avec lui vont grimper comme un Soyouz dans les charts et le cœur des fans. Cette montée en puissance coïncide aussi avec la signature du groupe par le label A&M susceptible de leur apporter une diffusion beaucoup plus importante qu’auparavant. Quoiqu’il en soit, Equinox (1975), Crystal Ball (1976) et surtout The Grand Illusion se démarquent par une nouvelle orientation plus Rock mainstream, à même de plaire à un public moins élitiste. La musique en est-elle pour autant devenue plus pauvre ? Et bien non, Styx a métamorphosé son style et sa sonorité : sa musique a désormais une touche Hard Rock FM progressif qui s’inscrit résolument dans une tradition américaine définie par de grands noms comme Kansas, bien sûr, mais aussi Journey, voire Boston ou Toto mais avec une touche progressive plus marquée, héritée de ses premiers amours et qui relève la sauce et l’intérêt. C’est à sa bipolarité que Styx doit sa particularité. D’un côté, le membre fondateur Dennis DeYoung (claviers et chant), par ailleurs créateur des concepts, excellent compositeur et confectionneur de tubes irrésistibles (Lady, Come Sail Away, Babe), est vraisemblablement attiré par un style plus commercial mais aussi par un chant théâtral et une brillance instrumentale que ses connaissances musicales et sa virtuosité lui permettent d’assumer sans problème. De l’autre, le guitariste et chanteur Tommy Shaw impose un Rock plus conservateur mais incisif, rehaussé de solos acérés à la six-cordes, en rotation avec son compère James Young, infusant une énergie revigorante typique des groupes américains précités. Cette ambivalence qui fera un temps le succès du groupe le conduira aussi à sa perte quand elle deviendra trop forte. The Grand Illusion constitue ainsi, avec les albums suivants Pieces Of Eight (1978), Cornerstone (1979) et Paradise Theater (1981), l’expression la plus aboutie d’un tandem ambigu mais d’une redoutable efficacité. Cet album conceptuel, dont la pochette fait logiquement référence à une peinture du maître de l’illusion René Magritte appelée Carte Blanche, traite globalement de la chimère des beautés superficielles et de la nécessité d’un retour aux vraies valeurs. Ecoutez le titre éponyme qui ouvre l’album avec son interplay entre guitares et clavier, son chant existentialiste sur la condition humaine et sa fantastique partie de basse mélodique jouée par Chuck Panozzo, Fooling Yourself emmené par l’orgue et les synthés de DeYoung dans une combinaison parfaite de Pop et d’Art Rock, Castle Walls et ses tendances épiques et progressives ou même le succès Come Sail Away structuré comme une mini-suite : le son est énorme, les harmonies superbes, les forces créatives indubitables. Pas étonnant que Styx ait été à la fois décrié par une poignée de puristes et encensé par d’autres plus conservateurs mais, si l’on reste impartial, il faut bien reconnaître que ces gars-là avaient quand même de singuliers talents et qu’à un moment donné de leur histoire sinueuse, ils avaient découvert la secrète alchimie capable de les transcender.

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Angra : Holy Land
Angra : Holy Land (Century Media), BRESIL 1996

Cris d’oiseaux, jungle, tonnerre, pluie d'orage ... et un chœur liturgique écrit au XVIe siècle par Giovanni Pierluigi da Palestrina. On se croirait perdu avec Robert De Niro dans la forêt amazonienne du film The Mission quand Nothing to Say décolle en trombe à l’instar d’un morceau de Rhapsody ou de Sonata Arctica. Fausse alerte, mauvaise piste car Holy Land ne se laisse pas si facilement enfermer dans le tiroir Power Métal symphonique même s’il présente avec le genre d’incontestables affinités. Ce groupe de Sao Paulo s’était forgé un style bien à lui avec ce deuxième album qui se démarque beaucoup de son premier essai (Angels Cry, 1993) façonné dans un métal Heavy beaucoup plus classique. Holy Land est varié avec une touche brésilienne due essentiellement à l’utilisation fort originale de percussions exotiques mais sans sans avoir pour autant une couleur typiquement latine (on n’est pas chez Santana). Cette fois, il faut compter avec des compositions progressives comme Carolina IV, ses incantations tribales, ses mélodies intriquées, ses arrangements de haut vol et ses changements de tempo et d’ambiance qui en font un véritable voyage épique, ou encore The Shaman à l’étrangeté accentuée par une orchestration magique, une des caractéristiques de cet album que l’on doit à la plume experte du chanteur Andre Matos. D’autres surprises parsèment le disque comme la ballade Deep Blue dotée elle aussi d’un arrangement superbe, Lullaby For Lucifer mettant en valeur la voix haut perchée de Matos simplement accompagné d’une guitare acoustique et d’un bruitage de vagues et de goélands, Silence And Distance et son intro nostalgique, Holy Land avec son riff de flûte à la Jethro Tull, sans oublier Z.I.T.O. qui comblera enfin les amateurs de Speed Métal et de guitares incendiaires. Au contraire de Kamelot, à qui ce groupe peut parfois faire penser (la production germanique de Sascha Paeth, également crédité aux orchestrations, y est sûrement pour quelque chose), les textes ne se réfèrent pas à des histoires fantastiques inspirées par une Europe médiévale mais font plutôt référence à la conquête du Brésil par la soldatesque portugaise : la pochette d'Alberto Torquato elle-même, avec son ancienne carte jaunie évoquant de longues expéditions au bout du monde, renforce encore le concept général de l’album tout en rappelant celle de Point Of Known Return de Kansas. Encouragé par la classe de cet opus, j’ai tenté d’autres compacts récents du groupe mais Matos était parti et, à priori en même temps que lui, ce qui faisait tout le sel de ce Holy Land qui reste une œuvre vraiment unique dont je vous recommande l’écoute.

[ Angra ] [ Andre Matos & Shaman ] - Alberto Torquato : Plus d'infos sur Alberto Torquato
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Popol Vuh : Aguirre


  • Florian Fricke : piano, mellotron
  • Daniel Fichelscher : guitares, drums
  • Robert Eliscu : hautbois

[ Popol Vuh Fan Website ]
Popol Vuh : Aguirre (Ohr/Barclay), ALLEMAGNE 1975 – réédition en CD digipack avec un titre en bonus : Aguirre III (SPV), 2004

Tout ceux qui ont un jour vu le film Aguirre, La Colère De Dieu, se souviennent de cette longue séquence d’ouverture montrant les Andes accrochées aux nuages… Contrastant avec la grandeur du décor mais tout en soulignant son incommensurable beauté, la musique minimale de Popul Vuh s’insinue lentement dans le paysage dont elle accentue le côté onirique. Descendant du ciel, une file incalculable de silhouettes minuscules chemine par un sentier au bord du vide. Quand les premières d’entre elles apparaissent enfin en gros plan après avoir été engloutis dans un repli de la roche, on découvre des indiens, des conquistadores aux armures rouillées, des lamas, des cochons, des canons, des moines et des dames en costume d’époque. La troupe, placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son second Lope de Aguirre, s’enfonce dans une errance sans fin à la recherche du mythique Eldorado. Interprétée au mellotron qui imite ici des chœurs angéliques, la mélodie planante de Florian Fricke deviendra indissociable du film de Werner Herzog. Plus tard dans l’histoire, quand l’inéluctabilité tragique de l’expédition ne fera plus de doute et quand Aguirre commencera à sombrer dans la folie, la musique envoûtante au départ apparaîtra sombre, s’étendant comme un vent de mauvais augure soufflé par la forêt en décomposition. On retrouvera dans ce disque pas moins de trois versions différentes de ce morceau inoubliable : Aguirre I, II & III. La première est celle que l’on entend dans le film à ceci près qu’elle se termine par une petite chanson indienne jouée à la flûte de pan et probablement récupérée de la bande sonore. La seconde commence comme la première mais évolue après 2 minutes 30 en un instrumental pink-floydien joué sur des guitares acoustiques et électriques. La troisième version, habillée par des séquences percussives, s’inscrit davantage dans la ligne d’un Tangerine Dream et s’avère la moins intéressante des trois. Le reste est accessoire : deux extraits d’un album précédent, Einsjäger & Siebenjäger, dominés par les guitares et les percussions de Daniel Fichelscher et l’interminable Vergegenwärtigung, un collage d’effets électroniques qui, à la longue, s’avère n’aller nulle part à l’instar du radeau dérivant sans fin au gré des tourbillons du grand fleuve. Le vinyl paru en 1974 a été réédité à de multiples reprises en CD, notamment par Spalax en 1996, mais toujours avec des répertoires fantaisistes (nouveaux morceaux et même un titre, Vergegenwärtigung, carrément remplacé par un amalgame de chansons). La réédition en digipack par SPV reprend la bande originale dans son intégralité et ajoute en bonus la troisième version de Aguirre. Encore une chose, ne cherchez pas la voix de Djong Yun sur cet album : avec le retour de la version initiale et entièrement électronique de Vergegenwärtigung, elle a simplement disparu même si elle est toujours créditée dans les notes de pochette. Si vous n’avez jamais vu cette œuvre fiévreuse de Herzog, inutile d’acheter maintenant cet album : optez plutôt pour le DVD du film aujourd’hui enfin disponible en zone 2. Pour les autres, cette bande originale qui facilitera la remémoration d’une imagerie fascinante jadis contemplée est évidemment indispensable!

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Wolfstone : The Half Tail

  • Duncan Chisholm : violon
  • Ivan Drever : vocals, gt ac, bouzouki
  • Struan Eaglesham : claviers
  • Stuart Eaglesham : vocals, gt ac & él
  • Wayne Mackenzie : basse
  • Mop Youngson : drums
  • Stevie Saint : cornemuses
Wolfstone : The Half Tail (Green Linnet), UK 1996

Wolfstone, groupe originaire des Hautes Terres d’Ecosse, joue depuis 1989 une musique d’inspiration celtique mais, comme ils le disent si bien eux-mêmes, avec une "rock attitude". Les titres chantés comme Tall Ships, Bonnie Ship the Diamond et Heart And Soul s’inscrivent dans le Pop Rock Mainstream d’un Dire Straits ou de son leader Mark Knopfler, la virtuosité des guitares en moins. C’est simple et agréable mais ça ne vole pas non plus très haut. Heureusement, le disque comprend aussi quelques compositions moins banales. L’instrumental Glenglass est assurément l’une d’entre elles. Débutant doucement par quelques arpèges de guitare acoustique, le morceau installe rapidement une atmosphère méditative avec une mélodie tournoyante jouée à la flûte par Iain MacDonald en invité. Gillies, un autre instrumental en forme de medley, est le titre le plus « progressif » de l’abum avec de belles parties de cornemuses et de violon enrobées par des synthétiseurs qui rendent l’exercice à la fois plus moderne et subtil. La succession des passages calmes et d’autres plus enlevés est efficace et les riffs de guitare électrique en contrepoint des solos joués sur les instruments traditionnels constituent probablement le meilleur de ce que le groupe a voulu créer. Granny Hogg's Enormous Wallet commence par une jolie mélodie exposée au piano avant de se transformer en un Rock Celtique usuel avec flûte et basse agressive. Le répertoire comprend encore une ballade qui clôture l’album (No Tie Ups) et Zeto, un autre Rock Celtique combinant avec bonne humeur les joies de la guitare électrique, de la cornemuse et du violon sur une rythmique un peu trop binaire pour être autre chose qu’un feu d’artifice scénique. The Half Tail est un disque qui laisse une impression mitigée : d'un côté, le folklore celtique y est certes fondu avec panache dans une perspective Pub-Rock rude et énergique (qui n’a rien à voir avec la New Age de Enya ou de Glannad) mais, de l'autre, le nombre de compositions trop simplistes pour retenir l’attention au-delà de quelques écoutes frôle carrément la zone rouge. Un dilemne que, semble-t'il, le groupe n'a pas réussi à résoudre avec ses deux plus récentes productions en studio : Seven (1999) et Almost an Island (2002). Finalement, dans leur discographie déjà riche de neuf albums, c'est encore à Unleashed (1991), leur premier opus beaucoup plus folk à l'instar d'un Steeleye Span écossais, que va ma préférence.

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