On The Sunday Of Life (Delerium / Snapper) 1992 La première production de PT (en fait Steven Wilson en solo) est un exercice de style où bruitages et musique sont empilés dans un fourre tout expérimental rappelant les premiers disques du Pink Floyd. Quelques bonnes chansons comme Radioactive Toy et Nine Cats retiennent déjà l’attention mais, dans l’ensemble, On The Sunday Of Life sonne comme l’album oublié d’un obscur groupe psyché des 60’s.
 |
Up The Downstair (Delerium / Snapper) 1993 La version remastérisée de 2005, avec l’ajout du batteur Gavin Harrison en remplacement des percussions électroniques, est nettement meilleure que l’édition originale. Toujours marqué du syndrome Pink Floyd, Steven Wilson réduit considérablement ses divagations expérimentales au profit de compositions plus structurées. La diversité des styles et une certaine forme de modernité, via l’usage de boucles synthétiques, laissent entrevoir le potentiel de Wilson qui ne va plus tarder à exploser.
 |
Signify (Delerium / Kscope) 1996 Si The Sky Moves Sideways était une oeuvre de transition, Signify révèle la pleine puissance du groupe qui s’est définitivement trouvé une niche entre rock ancien et moderne, alternant plages planantes aux effets narcotiques et compositions plus concises et agressives. Le tandem Edwin/Maitland délivre une rythmique en état de grâce tandis que Richard Barbieri est sans doute ce qui manquait à la musique de Wilson pour lui donner toute sa dimension dramatique.
 |
Stars Die : The Delerium Years (Snapper) 1991 - 1997 Ce double album de 21 titres regroupe ce que Porcupine Tree a fait de mieux dans la première période de son existence (les années Delerium). Radioactive Toy, Nine Cats, Up The Downstairs, Fadeway, Stars Die, The Sky Moves Sideways ou Dark Matter sont les premiers classiques de Wilson et ceux qui souhaiteraient se faire une idée d’où vient le groupe sans trop investir feraient bien de songer à l’acquisition de cette excellente compilation.
 |
Lightbulb Sun (Snapper) 2000  Percée majeure du groupe dans une musique plus commerciale et donc plus accessible à d’autres publics, Lightbulb Sun est un collage de mélodies habiles aux ambiances chaleureuses et la plupart du temps méditatives, voire dépressives comme ce singulier Feels So Low exhalé en finale comme un dernier souffle. Si des références aux années psyché subsistent dans la modernité de cette musique, c’est aussi bien aux Beatles qu’on pense qu’à Syd Barrett ou Roger Waters.
 |
Deadwing (Lava) 2005  Deadwing s’inscrit dans l’évolution naturelle du groupe entreprise depuis Lightbulb Sun : plus de Rock alternatif et plus de métal mais sans abandonner pour autant les ballades acoustiques ou la musique psychédélique à tendance floydienne qui faisait les beaux jours de Stupid Dream. Cette dichotomie dans les choix a forcément abouti à un disque à deux facettes et par extension à des appréciations positives ou à un rejet de la part de leurs fans en fonction de leurs propres inclinations.
 |
We Lost The Skyline (Transmission - EP) 2008  Ce mini-album live possède une tonalité acoustique et une ambiance intimiste qui tranchent radicalement sur les orages métalliques que Porcupine Tree se plaît parfois à déchaîner. C’est pourtant l’occasion d’entrer par une autre porte dans le petit monde étrange de Steve Wilson car l’homme, avec ou sans électricité, sait installer des atmosphères hypnotiques dont l’esthétique cotonneuse est ici renforcée par une approche très minimaliste.
 |
|
Voyage 34 (Delerium / Snapper) 1992 / 1993 Quatre longs morceaux entre 12 et 20 minutes forment la bande originale d’un voyage à l’intérieur de l’esprit. Avec des parties narratives et une musique psyché et atmosphérique qui fait une fois encore penser au Pink Floyd au temps où il s’intéressait au LSD (bien que le thème principal rappelle aussi celui de The Wall). Parodie ou nostalgie ? Difficile à dire mais il est temps pour Steven Wilson de se trouver un groupe et un style propre.
 |
The Sky Moves Sideways (Delerium / Madfish Records) 1995 Cette fois, un groupe s’est enfin cristallisé autour de Wilson avec le bassiste Colin Edwin, le claviériste Richard Barbieri et le batteur Chris Maitland même si quelques titres sont toujours interprétés par le leader en solo. Wilson a fait des progrès en tant que chanteur et s’impose comme un guitariste accompli tandis que la longue suite éponyme en deux parties (35') est un « space-rock » épique digne du Shine On You Crazy Diamond qui l’a peut-être inspiré.
 |
Coma Divine [Live] (Delerium / Snapper) 1997 Enregistré en concert à Rome en mars 1977 devant un public réduit mais attentif, ce double album présente des versions live des meilleurs titres de la première période de PT. Alors qu’on pourrait s’attendre à une production cheap de la part d’un groupe dont la notoriété était encore à l’époque confidentielle, la version remixée de 2004 montre une qualité sonore qui n’a rien à rendre aux groupes les plus fortunés.
 |
Stupid Dream (Snapper Music) 1999 La révélation. Porcupine Tree éclate au grand jour avec un album somptueux et ambitieux. La musique prend enfin ses distances par rapport au Pink Floyd et devient plus variée, empruntant à l’occasion à des groupes alternatifs comme Radiohead. En plus d’être un excellent chanteur, arrangeur et guitariste, Steve Wilson s’affirme aussi comme un auteur accompli : ses textes souvent nostalgiques et parfois amers retiennent désormais autant l’attention que la musique qui les enrobe.
 |
In Absentia (Lava) 2002  Gavin Harrison remplace Chris Maitland à la batterie. Si l’influence de Steven Wilson fut patente dans l’élaboration de Blackwater Park de Opeth, on peut penser que celle du groupe de death Metal rogressif sur Porcupine Tree ne fut pas non plus négligeable. Bien sûr, dans le fonds et la forme, In Absentia est un prolongement naturel de Stupid Dream et de Lightbulb Sun mais, cette fois, le volume des guitares a été monté d’un cran tandis que les parties chantées plus calmes alternent avec des passages instrumentaux d’une puissance gothique inhabituelle.
 |
Fear Of A Blank Planet (Roadrunner) 2007  Musicalement, Fear Of A Blank Planet est la synthèse des styles abordés au cours de l'évolution de PT, depuis les ambiances « space » et psyché des 90’s en passant par les mélodies légères de Lightbulb Sun en 2000 et jusqu’au métal alternatif du récent Deadwing. Steve Wilson fusionne ses influences et dote ses compositions ambitieuses d’effets sonores, d’arrangements lumineux et de solos affûtés, sans jamais négliger ce qui fait la grandeur des œuvres majeures : la qualité des mélodies.
 |
Arriving Somewhere [DVD] (Kscope) 2009 Enregistré à Chicago en octobre 2005 pendant la tournée Deadwing, ce DVD donne un aperçu du groupe dans sa période la plus métallique. Les images sont correctes et le son 5.1 DTS époustouflant. Comme c’est le premier et unique DVD officiel du groupe, il reste incontournable même si, à mon avis, la « set list » du concert est loin d'inclure les meilleures compositions de Steve Wilson.
 |
|