Script for A Jester's Tear (EMI) 1983 Ce premier essai emprunte certes beaucoup à l'univers de Genesis mais représente quand même une belle réussite avec des chansons qui resteront parmi les meilleurs moments du groupe : Script For A Jester's Tear, He Knows You Know, Garden Party et Forgotten Sons. Optez pour la version remastérisée avec Grendel en bonus.
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Fugazi (EMI) 1984 Le batteur Mike Pointer a été remplacé par Ian Mosley (ex-Curved Air). Fugazi fut difficile à accoucher mais confirme le talent du groupe à composer et à arranger de superbes chansons dont trois au moins resteront comme des classiques : Assassing, Incubus et Fugazi. Le Progressif existe encore au milieu des années 80.
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Misplaced Childhood (EMI) 1985 L'album le plus accompli de Marillion avec un Fish au sommet de sa forme qui revisite son enfance et en souligne les fractures dans un style très personnel. Superbement produit (par Chris Kimsey) et comprenant en plus deux courts morceaux irrésistibles (Kayleigh et Lavender), Misplaced Childhood, malgré quelques longueurs sur la fin, est incontournable.
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Season's End (EMI) 1989 Marillion en quête d'un nouveau chanteur engage Steve Hogarth et l'avenir est assuré. Le groupe compose des chansons qui traitent de problèmes sociaux (Holloway Girl, Easter et The King Of Sunset Town) et continue à les mettre en musique avec beaucoup de talent. Plus le temps passe, plus on oublie Fish et plus ce disque paraît réussi.
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Brave (EMI) 1994 Steve Rothery et le siens redressent la barre et s'attellent à un concept album sombre et complexe. Marillion empile les couches sonores pour une musique à mi-chemin entre le Progressif symphonique et quelque chose de plus Rock tandis que le producteur "Indie" Dave Meegan donne à l'ensemble une fluidité naturelle. Un disque à part dans la discographie de Marillion !
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This Strange Engine (EMI) 1997 Après s'être séparés un moment pour réaliser des projets personnels, les membres de Marillion se regroupent pour un disque dont le style a encore changé. Le titre de 15 minutes This Strange Engine emporte l'adhésion mais, pour le reste, on n'est pas loin d'un rock pop léger souvent plus acoustique qu'électrique. Tout ça manque un peu de passion !
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Marillion.Com (Castle) 1999 Le groupe paie son tribut à Internet auquel il doit sa survie et continue à favoriser un Rock pop classique. Heureusement, il y a aussi les 15 minutes de Interior Lulu plus progressif avec un solo de Mark Kelly qui évoque même ELP. Plus accessible car moins abrasif que le précédent et légèrement plus progressif aussi. Mais pas vraiment de quoi mériter une étoile de plus.
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Marbles (Intact Records) 2004 Trois années plus tard, Marillion poursuit sa stratégie marketing mais revient à une conception plus néo-progressive de sa musique. La qualité est proche de celle de Brave ou Afraid Of Sunlight. Les chansons individuelles sont raffinées et l'album, conçu comme un tout, est agencé avec génie. La production parfaite de Dave Meegan confirme ce grand retour inattendu à la qualité.
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Marbles On The Road [Live] (Intact / Racket Records) 2004 Le soundtrack du DVD Marbles On The Road. Dommage que Marillion, toujours avide de gros sous, n'ait pas inclus ce compact dans le boîtier du DVD comme tant d'autres le font aujourd'hui.
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Happiness Is The Road Vol. 1 - Essence (Racket Records) 2008 Ce premier volume est essentiellement une affaire d'ambiance. Les chansons sont courtes souvent planantes et les mélodies aériennes. Il y a quand même un titre épique, Happiness Is The Road, absolument magnifique dans son lent crescendo lumineux. Essence devrait plaire à la majorité des fans d'un Marillion mélancolique qui retrouve ici la forme par rapport au décevant Somewhere Else.
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Recital Of The Script [DVD] (EMI), 1983 Enregistré à l'Hammersmith Odeon à Londres le 18 avril 1983, le concert reprend l'intégralité des titres du 1er album plus une version de Grendel de 18 minutes (face B du EP Market Square Heroes paru en 1983). Image et son ne sont pas terribles mais qu'importe : ce DVD est une archive intéressante des premiers pas avec Fish et avec l'actuel batteur d'Arena, Mike Pointer.
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Real To Reel [Live] (EMI) 1984 Enregistré au Spectrum à Montréal les 19 & 20 juin 1984 et à Leicester en mars 84, ce concert reprend quelques grands titres des deux premiers albums (dont le sublime Forgotten Sons) plus Cinderella Search. Real To Reel a été couplé sur CD avec Brief Encounter qui comprend 2 titres en studio (Lady Nina et Freaks) et 3 autres captés live au Hammersmith Odeon en 1986.
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Clutching at Straws (EMI) 1987 Les rapport se détériorent entre le groupe et son chanteur Fish. L'album encore produit par Chris Kimsey est pourtant l'un des plus élaborés de Marillion avec des titres comme Warm Wet Circles, Incommunicado et Going Under. Fish s'interroge sur lui-même ou sur le monde (la montée du néo-nazisme) et vole le disque en lui procurant une dimension dramatique.
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Holidays in Eden (EMI) 1991 L'album précédent s'est mal vendu et c'est un Marillion dérouté qui s'acoquine avec le producteur pop Christopher Neil. Le résultat est une musique qui s'éloigne du Progressif et, surtout, qui pêche par un manque d'envergure et d'identité.
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Afraid Of Sunlight (EMI) 1995 Encore un bon disque varié et particulièrement bien conçu dont le concept tourne autour de la célébrité et de ses conséquences. Beaucoup de bonnes chansons avec des textes intelligents et des mélodies soignées. Epinglons les deux plages atmosphériques Afraid Of Sunrise et Afraid Of Sunlight et surtout Out Of This World avec un Steve Rothery au sommet de son art.
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Radiation (Castle), 1998 Certes beaucoup plus électrique que le précédent mais on reste dans le Rock pop et on pense bien trop souvent à des groupes comme les Beatles, U2 ou Radiohead. Three Minute Boy et These Chains sont les meilleurs titres. Le bluesy Born To Run est sympa tandis que Under The Sun surprend par ses riffs lourds. Plaisant dans la forme mais pas assez d'épaisseur pour laisser une empreinte.
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Anoraknophobia (EMI), 2001 Préfinancé par 13.000 fans, cet album se veut avant tout moderne, carrément opposé au contexte lié au mot progressif ... et à écouter le dub groove de This Is The 21st Century, Marillion aurait même tendance à se prendre pour Massive Attack. Quand même, ce disque a une couleur différente et, en un sens, Marillion n'a pas tord : Anoraknophobia ce n'est plus vraiment du Marillion.
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Marbles On The Road [DVD] (Intact / Racket Records) 2004 Filmé spécialement pour DVD les 10 et 11 juillet 2004 à l'Astoria de Londres, ce concert bénéficie d'une image en 16:9 imparfaite et du son 5.1 surround qui, lui, est grandiose. Le répertoire reprend l'intégralité de Marbles plus une collection de chansons plus anciennes. Pas de doute, Marillion a retrouvé la forme et le public ne s'y trompe guère. Le meilleur DVD de Marillion !
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Somewhere Else (Intact Records) 2007 Entre Pop contemporaine lascive et Rock psyché légèrement alternatif, Somewhere Else est un disque en demi-teintes, relaxant, bridé et un peu désabusé qui, malgré d’indéniables bons moments, laisse un goût d'inachevé et n’ajoute pas grand-chose à une discographie en dents de scie.
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Happiness Is The Road Vol. 1 - The Hard Shoulder (Racket Records) 2008 Le volume 2, vendu à part, s'affirme comme un disque plus varié et moins contemplatif que le premier. Rock psyché à la Pink Floyd, rythme légèrement funky, ballade mélodique à la Beatles, néo-prog enchanteur faisant écho à leurs plus belles oeuvres avec Steve Hogarth (Brave, Marbles...) : sur le point de l'achèvement formel, The Hard Shoulder est une performance remarquable.
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